Le phare de la pointe du doigt
Élise Guihard & Sophie Cardin
Bois, peinture, résine, 4 ampoules LED et système de mouvement giratoire conduit par le vent, hauteur 11 mètres, 2017.
J’ai été invité par Sophie Cardin, dans le cadre de la mission d’accompagnement du chantier Baud-Chardonnet menée par l’Atelier d’Urbanologie. Tout en ayant des approches artistiques distinctes, nous partagions des réflexions sur la place des habitants, à la fois usagers et spectateurs des transformations urbaines.
En 2017, la plaine de Baud-Chardonnet était en friche et en chantier. Que pouvions-nous faire pour accompagner ce chantier avant l’arrivée de ses nouveaux habitant·es ?
Le phare de la pointe du doigt est une sculpture inspirée des phares maritimes, un élément de signalisation vertical surplombé d’un signal lumineux. Tout en haut, la main cartoonesque pointe son index dans le sens du vent. Elle montre du doigt. C’est ce signe qui m’a intéressé. Montrer du doigt pour indiquer ce que l’on regarde. Ici, ce chantier, là-bas un autre chantier, cette ville, en mouvement. Montrer du doigt annonce un jugement, qui peut être celui de l’approbation ou de la désapprobation. Nous sommes rarement indifférents à un paysage qui se transforme.



